La CFDT refuse de rendre un avis au CSE sur la prolongation du chômage partiel – juillet / août / sept.

Pour la CFDT, la santé des salariés est une priorité. Cette priorité est partagée, nous répète la Direction de SafranHE depuis le début de la crise.

Mais de quelle santé parle-t-on ?

La santé physique des salariés est assurée via le protocole sanitaire de lutte contre le COVID-19. Mais pour le reste ?

La CFDT répète depuis le mois d’avril à la Direction que la crise du COVID-19 et les aménagements de travail qui lui sont liés sont générateurs de risques psycho-sociaux accrus pour toutes les catégories de personnels.

Pour cette nouvelle prolongation du chômage partiel, les taux de chômage imposés par les Directions sont un diktat du groupe.
Sur le terrain, les Directions prévoient le taux d’emploi de chacun pour respecter un taux moyen conforme aux exigences du groupe, parfois sans rapport avec la charge réelle et sans remettre en cause les objectifs de livrables, et toujours en créant des situations inégalitaires entre les membres d’un même secteur.

En cette période de retours massifs, les remontées d’informations des collaborateurs confirment ces incohérences et témoignent d’une grande souffrance.

  • Des collaborateurs en activité partielle pour lesquels la charge réelle sur le poste n’a pas été mise en adéquation avec le temps de travail (qu’il soit présentiel ou à distance) ;
  • Des collaborateurs à faible taux d’activité et à zéro activité alors que dans leur service, l’activité moyenne est bien plus soutenue. Ceci génère, en plus de l’impact financier, un sentiment d’impuissance et d’injustice, et une crainte légitime sur l’avenir du poste occupé par ces personnes. Ce sentiment est aujourd’hui partagé par beaucoup d’assistantes ;
  • Sans parler du service de la gestion des temps qui doit assumer le choix unilatéral de la Direction de faire pointer les salariés aux forfaits horaires pour la pause déjeuner et qui devra ensuite gérer manuellement les 5 jours d’absence maintenant à l’initiative de l’employeur.

Il ne s’agit pas d’une succession de cas particuliers mais bien d’un malaise général qui continue de se propager. Ces personnes sont en pleurs lorsqu’elles nous expliquent leurs ressentis.

Lors de l’information au CSE du 18 juin précédant le recueil d’avis de ce jour, la CFDT a demandé :

  • Une égalité de niveau d’activité par métier et un niveau d’activité pour les assistantes équivalent avec le niveau d’activité d’activité moyen de leur secteur, afin que chacun reprenne sa place dans notre organisation.
  • Un suivi augmenté des personnes à taux d’activité nul ou très faible par un groupe de travail constitué des managers, de la DEB et de la médecine du travail.
  • Que le suivi de ces personnes soit intégré aux suivis des points CSSCT effectués au CSE.

Le recours au chômage partiel permet à Safran HE de préserver l’emploi et de limiter l’impact financier de la baisse d’activité subite liée à la crise du COVID-19.

La Direction de Safran HE, qui fait de la santé une priorité, a la capacité de déployer cet outil dans le respect de la santé de tous les salariés et de l’égalité de traitement au sein des services.

Le chômage partiel pour la préservation de l’emploi : OUI !
La mise à mal de la santé des salariés : NON !

Par conséquent, en l’absence d’informations détaillées sur les modalités de déploiement du chômage partiel pour cette nouvelle période et en l’absence d’un plan d’actions visant à garantir  la santé des salariés et l’égalité entre les collaborateurs, la CFDT ne rendra pas d’avis sur la prolongation du chômage partiel en juillet, août et septembre 2020.