Convention Collective: où en sommes-nous ?

Bonjour,

Vous le savez, la Nouvelle Convention Collective signée au niveau national par la CFDT, la CFE-CGC et FO entrera en vigueur en janvier 2024.

Avant cela, les Organisations Syndicales et la Direction des Ressources Humaines de Safran Helicopter Engines doivent en négocier les modalités applicables dans notre société.

Dans ce contexte, la DRH a réuni le 15 septembre 2022 les trois Organisations Syndicales représentatives dans notre société (CFDT, CGT, CFE-CGC) pour faire un état des lieux des accords et usages d’entreprise relatifs à la classification qui sont à redéfinir en vue de leur adaptation en 2024.

  • Onze accords sont concernés par cette redéfinition, notamment ceux faisant état de la grille ouvrier, des seuils d’accueil des Bac-pro, COSAC, BTS, CQPM, DUT, Agents de Maitrise et ETAM, et du forfait horaire des cadres (attribution suivant la position).
  • Trois usages de l’entreprise sont concernés en plus de ces 11 accords, tels que le jour d’ancienneté supplémentaire à partir de Niv 5.2, la prime de production des Agents de Maitrise et le maintien de salaire maladie identique aux cadres à partir du Niv 5.2.

Pour rassurer tout le monde, les RTT ou modulations, le temps de travail et les primes d’ancienneté ne sont ni à revoir ni à renégocier.

Nous vous invitons également à consulter ce « vrai du faux » sur la nouvelle Convention Collective.

Pour vous offrir un support efficace dans cette mutation, les militants CFDT de Safran HE sont en relation permanente avec la fédération CFDT de la métallurgie et suivent en détail les propositions de la Direction de Safran HE.

… Et afin de faire taire les rumeurs et les mauvaises langues, la CFDT assure et confirme qu’une garantie de maintien de salaire est inscrite dans la Convention Collective, et surtout dans le Code du Travail.

Votre salaire ne baissera pas au passage de cette nouvelle convention !

CSE extraordinaire de Bordes – Information sur projet de travail Samedi-Dimanche au CCIPS

Bonjour,

La Direction d’Etablissement a présenté ce matin, aux élus du CSE de Bordes, un projet de mise en place du travail du SAMEDI / DIMANCHE (SD) sur le périmètre uniquement de la ligne Série DIXI1 et DIXI2 du CCIPS.

Ce projet a comme objectif de résorber sous 10 mois le retard de livraison sur ces machines. Via la signature d’un avenant au contrat de travail, les opérateurs volontaires basculeraient pour une période de 6 mois reconductible une fois en travail SD (dans un premier temps de jour uniquement 6H – 18H). Les opérateurs signant cet avenant ne seront plus concernés par le travail de semaine (y compris heures supplémentaires) pendant la durée de l’avenant.

Ce projet a suscité beaucoup de discussions, notamment sur les sujets suivants :

  • Comment garantir le bon fonctionnement des équipes « semaine » avec des opérateurs travaillant aujourd’hui en semaine transférés en WE ? Quelles sont les embauches prévues pour renforcer les équipes ?
  • Comment seront traités :
    • le management de l’équipe SD,
    • le management de l’équipe de semaine,
    • la maintenance,
    • les méthodes nécessaires au travail dans de bonnes conditions ?
  • Quel est le plan d’investissement sur le CCIPS, les machines concernées étant réputées pour être vieillissantes ?

Des négociations s’ouvrent avec les Délégués Syndicaux au sujet d’un accord du travail SD, dans le cas particulier des deux machines DIXI du CCIPS puis dans le cas plus général d’un besoin de travail SD à la DI.

N’hésitez-pas à vous rapprocher de vos élus !

Pouvoir d’achat – Lettre ouverte CFDT et FO (Safran) au Président du CA et au DG de Safran

Les représentants FO et CFDT ont écrit au Président du Conseil d’Administration et au Directeur Général de Safran pour obtenir des augmentations de salaires plus fortes et le retour intégral de l’abondement et de l’intéressement en 2023.

Extrait du courrier envoyé le 10 mai :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Général,

Depuis plusieurs mois maintenant, les salariés du Groupe subissent de plein fouet une violente envolée des prix. Aucun budget n’échappe à cette inflation durable, des prix de l’alimentaire aux prix du carburant, en passant par la hausse de l’énergie et des loyers. Le maintien du pouvoir d’achat est aujourd’hui et de loin, la première préoccupation des salariés de Safran en France. (…)

La seconde préoccupation majeure que nous devons vous remonter réside dans une attente forte de justice sociale et le besoin d’une juste reconnaissance des efforts consentis depuis plus de 2 ans maintenant par les salariés.

En effet, que ce soit pour faire face à la charge de travail rendue plus difficile en situation de surrégime quasi permanent, à la réduction permanente des coûts opérationnels ou des efforts financiers consentis sur notre rémunération, nous avons beaucoup donné et nous continuons de nous investir chaque jour pour relever les défis des nouvelles montées en cadence, de la transformation numérique de nos usines et celui de l’urgence climatique avec la décarbonation de l’aviation.

Grâce à ces efforts d’adaptation et à la reprise du trafic aérien, notre Groupe retrouve une croissance durable avec une augmentation attendue de notre chiffre d’affaires pour 2022 de l’ordre de 3 milliards d’euros soit +20 % et une profitabilité prévue à 13 % en hausse de 1,2 point.

Aussi, au moment où le Conseil d’Administration examine sa pratique de retour aux actionnaires, la question de la juste rémunération des salariés en sortie de crise est essentielle. Rémunérer nos investisseurs selon la pratique historique d’un taux de distribution de 40 % du résultat et en même temps, demander aux salariés de continuer à faire des efforts et à se serrer la ceinture serait inaudible.

Par ce courrier intersyndical, nous vous demandons donc de revenir à notre pratique historique de partage des fruits de la croissance pour les salariés avec, d’une part, des mesures salariales permettant de développer le pouvoir d’achat des salariés, et d’autre part, le versement intégral des primes d’intéressement et des abondements de l’épargne salariale dès 2023. (…)