Avis favorable sur le protocole sanitaire pour les transports collectifs de Bordes

La reprise du transport collectif marque une nouvelle avancée dans la reprise d’activité sur le site de Bordes.

Cette reprise, attendue par les salariés, s’effectue dans les règles sanitaires en vigueur pour assurer la santé de tous. Ainsi, le port du masque répond à l’impossibilité de maintenir la distanciation physique en cas de forte fréquentation de la ligne et le changement d’équipe de 14h a fait l’objet, en début de semaine, d’un ajustement d’horaire pour respecter l’absence de contact entre deux équipes successives.

Pour ces raisons, la CFDT donne un avis favorable aux conditions de reprise de la prestation.

mais la Petite Reine est à la peine !

Concernant les usagers cyclistes, sujet à ce jour non traité dans les présentations faites aux élus en CSE, il est nécessaire de régler rapidement et durablement le problème de l’accès aux vestiaires et aux douches. Des réflexions de la Direction d’Établissement sont en cours sur le sujet : pour la CFDT, la situation sanitaire actuelle est l’occasion de partager le problème avec les usagers et de trouver avec eux une solution pérenne et de qualité.

D’autre part, l’élargissement de l’offre de VAE, même si elle ne fait pas l’unanimité au sein du CSE, pourrait être envisagée par l’Entreprise qui peut, à ce titre, bénéficier d’importantes exonérations d’impôts sur les montants dépensés pour la mise à disposition de vélos aux salariés.

La CFDT refuse de rendre un avis au CSE sur la prolongation du chômage partiel – juillet / août / sept.

Pour la CFDT, la santé des salariés est une priorité. Cette priorité est partagée, nous répète la Direction de SafranHE depuis le début de la crise.

Mais de quelle santé parle-t-on ?

La santé physique des salariés est assurée via le protocole sanitaire de lutte contre le COVID-19. Mais pour le reste ?

La CFDT répète depuis le mois d’avril à la Direction que la crise du COVID-19 et les aménagements de travail qui lui sont liés sont générateurs de risques psycho-sociaux accrus pour toutes les catégories de personnels.

Pour cette nouvelle prolongation du chômage partiel, les taux de chômage imposés par les Directions sont un diktat du groupe.
Sur le terrain, les Directions prévoient le taux d’emploi de chacun pour respecter un taux moyen conforme aux exigences du groupe, parfois sans rapport avec la charge réelle et sans remettre en cause les objectifs de livrables, et toujours en créant des situations inégalitaires entre les membres d’un même secteur.

En cette période de retours massifs, les remontées d’informations des collaborateurs confirment ces incohérences et témoignent d’une grande souffrance.

  • Des collaborateurs en activité partielle pour lesquels la charge réelle sur le poste n’a pas été mise en adéquation avec le temps de travail (qu’il soit présentiel ou à distance) ;
  • Des collaborateurs à faible taux d’activité et à zéro activité alors que dans leur service, l’activité moyenne est bien plus soutenue. Ceci génère, en plus de l’impact financier, un sentiment d’impuissance et d’injustice, et une crainte légitime sur l’avenir du poste occupé par ces personnes. Ce sentiment est aujourd’hui partagé par beaucoup d’assistantes ;
  • Sans parler du service de la gestion des temps qui doit assumer le choix unilatéral de la Direction de faire pointer les salariés aux forfaits horaires pour la pause déjeuner et qui devra ensuite gérer manuellement les 5 jours d’absence maintenant à l’initiative de l’employeur.

Il ne s’agit pas d’une succession de cas particuliers mais bien d’un malaise général qui continue de se propager. Ces personnes sont en pleurs lorsqu’elles nous expliquent leurs ressentis.

Lors de l’information au CSE du 18 juin précédant le recueil d’avis de ce jour, la CFDT a demandé :

  • Une égalité de niveau d’activité par métier et un niveau d’activité pour les assistantes équivalent avec le niveau d’activité d’activité moyen de leur secteur, afin que chacun reprenne sa place dans notre organisation.
  • Un suivi augmenté des personnes à taux d’activité nul ou très faible par un groupe de travail constitué des managers, de la DEB et de la médecine du travail.
  • Que le suivi de ces personnes soit intégré aux suivis des points CSSCT effectués au CSE.

Le recours au chômage partiel permet à Safran HE de préserver l’emploi et de limiter l’impact financier de la baisse d’activité subite liée à la crise du COVID-19.

La Direction de Safran HE, qui fait de la santé une priorité, a la capacité de déployer cet outil dans le respect de la santé de tous les salariés et de l’égalité de traitement au sein des services.

Le chômage partiel pour la préservation de l’emploi : OUI !
La mise à mal de la santé des salariés : NON !

Par conséquent, en l’absence d’informations détaillées sur les modalités de déploiement du chômage partiel pour cette nouvelle période et en l’absence d’un plan d’actions visant à garantir  la santé des salariés et l’égalité entre les collaborateurs, la CFDT ne rendra pas d’avis sur la prolongation du chômage partiel en juillet, août et septembre 2020.

La CFDT veille et revendique le maintien de nos jours de congés malgré le chômage partiel

Quelques informations sur l’impact du chômage partiel sur les jours de congé, RTT, etc. :

Congés payés :
La loi impose que le recours au chômage partiel n’ait pas d’impact sur les droits à congés payés. Vous aurez donc le même nombre de jours de congés payés 2020 et 2021 que si vous n’aviez pas chômé, quelque soit votre statut.

RTT pour les cadres au forfait jour :
Là encore, les RTT n’étant pas conditionnées à un nombre d’heures de travail, la loi impose le maintien de l’intégralité des jours de RTT.

Modulations, et RTT cadres au forfait horaire collectif (FHC):
Ces jours sont conditionnés à la réalisation d’heures de travail journalières de respectivement 8h00 et 7h45. Le chômage partiel étant indemnisé sur la base de 7h par jour, les modulations et RTT (pour les FHC) étaient donc potentiellement menacés par une réduction proportionnelle au nombre de jours chômés.
Par exemple pour un technicien ayant chômé intégralement avril et mai, cela aurait pu concerner environ 4 ou 5 jours de modulation 2020.
Et ceci, en plus de la réduction de salaire dont sont victimes ces salariés,
réduction que la CFDT s’est efforcée d’atténuer au maximum, sans être soutenue par un seul autre syndicat.

La CFDT a donc veillé à ce que les jours de RTT et de modulation soient maintenus quelque soit le statut et le nombre de jours chômés, il n’y aura pas de proratisation des RTT et des modulations sur les périodes chômées.

Néanmoins, la Direction se réserve le droit d’imposer 5 jours de RTT/modulation.
La CFDT demande et sera particulièrement attentive au cours des CSE à venir à ce que cette mesure soit appliquée uniquement dans les secteurs qui le justifient.